Le président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, a témoigné devant la commission sénatoriale des services bancaires, du logement et des affaires urbaines le 15 (heure locale), déclarant qu’il souhaite un bilan de la banque centrale plus « léger » et plus « agressif ». Warsh a fait ces remarques en réponse à une question d’un sénateur portant sur la taille minimale envisageable du bilan de la Fed. Son témoignage a porté sur le cadre de politique monétaire de la Fed et sur le rôle approprié de la politique de bilan par rapport à la politique des taux d’intérêt dans la gestion de l’inflation et des conditions économiques.
Warsh plaide pour un bilan de la Fed plus petit et critique l’expansion permanente
Warsh a indiqué à la commission sénatoriale que la politique des taux d’intérêt devrait être au cœur de la politique monétaire, tout en reconnaissant que le bilan peut s’étendre en cas de crise. Il a critiqué le maintien d’un bilan durablement important, en particulier lorsque la banque centrale détient des actifs dont la durée est plus longue que celle des titres du Trésor du marché. Warsh a qualifié ces pratiques de relevant davantage d’une politique budgétaire que d’une politique monétaire, déclarant que cela dépassait son niveau de confort. Il a identifié le bilan comme l’un des deux outils de politique à envisager conjointement lorsque l’on cherche à répondre aux risques d’inflation et à la politique monétaire.
Le président de la Fed distingue la conception de la politique des opérations de marché
Warsh a décrit un cadre qui distingue la conception de la politique de sa mise en œuvre opérationnelle. Il a déclaré que les décideurs du FOMC devraient définir l’architecture de la politique monétaire, tandis que la Réserve fédérale de New York gère l’exécution opérationnelle, ou « tuyauterie ». Warsh a insisté sur le fait que la conception de la politique doit déterminer les opérations, et non l’inverse, en exprimant son malaise face à l’idée que des opérations de marché pilotent les décisions de politique monétaire. Il a indiqué que la Fed prendra à l’avenir des décisions de politique monétaire liées au bilan. Warsh a déclaré qu’il reste ouvert aux changements, mais a souligné que toute modification avancerait avec prudence, après suffisamment de discussions et d’explications, pour laisser aux marchés un délai d’adaptation adéquat.
Warsh met l’accent sur l’indépendance de la Fed face à l’influence présidentielle
Warsh a abordé l’indépendance de la Fed lors de son témoignage, affirmant que le Président n’avait jamais tenté d’influencer la politique monétaire avant qu’il n’endosse ce rôle ni avant la cérémonie de prestation de serment. Il a dit que si de telles tentatives avaient eu lieu, il continuerait à faire son travail discrètement. Warsh a noté qu’il ne se sent pas mal à l’aise de recevoir des appels du président de la commission ou du Président. Il a déclaré qu’il agirait selon son propre jugement et que le Président n’avait jamais formulé de demande inappropriée de sa part.
FAQ
Que le président de la Fed Warsh a-t-il dit au sujet du bilan de la Fed le 15 ?
Le président de la Fed, Kevin Warsh, a témoigné devant la commission du Sénat le 15 (heure locale), indiquant qu’il souhaite un bilan de la Réserve fédérale plus « léger » et plus « agressif ». Il a souligné que la politique des taux d’intérêt devrait être au cœur de la politique monétaire, même si le bilan peut s’étendre en cas de crise.
Pourquoi Warsh critique-t-il un bilan de la Fed durablement important ?
Warsh a déclaré que le maintien d’un bilan durablement important, en particulier lors de la détention d’actifs ayant une durée plus longue que celle des titres du Trésor sur le marché, ressemble à une politique budgétaire plutôt qu’à une politique monétaire. Il a expliqué que cela dépassait son niveau de confort et a insisté sur la nécessité de considérer le bilan comme l’un des deux outils de politique lors de la gestion des risques d’inflation.
Comment Warsh a-t-il abordé l’indépendance de la Fed dans son témoignage ?
Warsh a souligné que le Président n’avait jamais tenté d’influencer la politique monétaire avant sa nomination ou avant sa prestation de serment. Il a indiqué qu’il agirait selon son propre jugement et que le Président n’avait jamais formulé de demande inappropriée à son égard, renforçant ainsi l’indépendance de la Fed vis-à-vis de la pression politique.