Chery publie son premier rapport annuel depuis son introduction en bourse, avec un revenu supérieur à 300 milliards

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Auteur | Wang Xiaojun

Éditeur | Zhou Zhiyu

Le 18 mars, Chery Automobile (HK9973) a présenté son premier « bilan annuel » depuis son entrée à la Bourse de Hong Kong.

Les résultats financiers montrent qu’en 2025, Chery Automobile a réalisé un chiffre d’affaires de 300,287 milliards de yuans, en hausse de 11,3 % ; le bénéfice annuel s’élève à 19,507 milliards de yuans, en augmentation spectaculaire de 36,1 % par rapport à l’année précédente. La guerre des prix a traversé toute l’année, mais la croissance du bénéfice de Chery a été plus de trois fois celle du chiffre d’affaires.

La donnée la plus remarquable de ce rapport financier n’est pas la taille du chiffre d’affaires de 3000 milliards, mais l’ascension globale de sa rentabilité. En 2025, la marge brute de Chery est passée de 13,5 % à 13,8 %, tandis que la marge nette est passée de 5,3 % à 6,5 %.

Dans une époque où la guerre pour le marché se traduit souvent par des pertes, la croissance rapide du « bassin de profit » de Chery doit principalement être attribuée à deux facteurs : la libération maximale de l’effet d’échelle et l’optimisation de la structure de profit par véhicule.

D’une part, après avoir franchi le seuil de plusieurs millions de véhicules vendus, les coûts fixes liés à la R&D, à la fabrication et à la gestion ont été considérablement dilués. D’autre part, la raison plus profonde réside dans le fait que Chery profite de ses marges de marché uniques.

Sur le marché domestique, les constructeurs doivent souvent se battre corps à corps ; mais sur ses marchés étrangers, où Chery opère depuis de nombreuses années, ses produits peuvent souvent bénéficier d’un pouvoir de fixation des prix plus élevé et d’une marge bénéficiaire plus importante. En comparaison avec des géants du luxe traditionnels comme BMW, confrontés à la transition vers l’électrification et à la pression sur leurs ventes en Chine, Chery, grâce à sa concurrence différenciée sur le marché en croissance, a renforcé sa barrière à la profitabilité.

Si l’on considère que l’industrie automobile actuelle possède une réponse standard, ce serait sans doute « nouvelle énergie + intelligence ». Chery a montré une autre voie : utiliser la haute rentabilité de ses véhicules à essence à l’étranger pour soutenir ses investissements coûteux dans la nouvelle énergie et la smart tech en Chine.

Une stratégie qui paraît également plus stable.

Tout en maintenant l’exportation de véhicules à essence comme « vache à lait » pour un flux constant de revenus, Chery ne peut pas non plus négliger ses efforts dans le secteur des nouvelles énergies. Par le biais d’une stratégie multi-marques (Chery, Exeed, Jetour, iCAR), son portefeuille de produits dans ce domaine se complète rapidement, formant un cycle vertueux de « synergie entre essence et électrique ».

Mais cette modèle présente aussi des vulnérabilités évidentes. La rentabilité de Chery dépend fortement du marché étranger, qui est précisément le lieu où les incertitudes sont les plus grandes : les droits de douane de l’UE ont déjà été appliqués, ceux des États-Unis continuent d’augmenter, et des marchés émergents comme la Turquie et le Brésil resserrent leurs politiques de protection locale. Si les canaux d’exportation sont bloqués, ce n’est pas seulement une question de ralentissement de la croissance, mais aussi une possible remise en cause de la structure de profit globale. Pour une entreprise récemment cotée, cette exposition au risque doit attirer une attention particulière des investisseurs.

De plus, la perception de l’intelligence artificielle et de la conduite autonome chez Chery doit encore être renforcée. Bien que la société mette en avant une culture de « technicien » dans ses R&D, dans des domaines très sensibles comme la conduite autonome avancée ou l’habitacle intelligent, son image de marque reste moins marquée que celle de certains nouveaux acteurs de premier plan.

Dans la course à l’intelligence artificielle de la seconde moitié, la clé pour Chery sera de transformer ses investissements massifs en R&D en « prime technologique » perceptible par le marché final, un obstacle que ses dirigeants doivent franchir.

En résumé, le rapport financier de 2025 de Chery prouve sa solide maîtrise en matière de déploiement mondial et de contrôle des coûts. Dans un contexte où « survivre » est devenu le mot d’ordre de l’industrie, Chery, avec près de 20 milliards de yuans de bénéfice net, détient sans doute une carte majeure pour accéder à la prochaine ère.

Mais pour s’assurer une position stable dans la grande bataille mondiale de l’électrification intelligente, Chery doit continuer à renforcer ses barrières technologiques et sa résilience face aux risques liés à la mondialisation, en fournissant des réponses encore plus convaincantes.

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