Les mises en chantier de logements aux États-Unis ont bondi de 19 % en juin pour atteindre un taux annuel désaisonnalisé de 1,47 million d’unités, rebondissant après le plus bas sur six ans de mai à 1,20 million d’unités, a annoncé vendredi le Département du Commerce. La reprise a dépassé les prévisions des économistes, qui tablaient sur 1,31 million d’unités, mais les prix de l’or sont restés bloqués en dessous de 4 000 dollars l’once à 3 966,60 dollars, en baisse de 0,22 %, le métal précieux n’arrivant pas à attirer une demande de valeur refuge. L’inflation persistante a conduit la Réserve fédérale à adopter une orientation restrictive, les marchés s’attendant à au moins une hausse des taux avant la fin de l’année, ce qui pèse sur le secteur immobilier, qui représente environ 16 % du produit intérieur brut (PIB) des États-Unis.
Les mises en chantier bondissent de 19 % en juin après un plus bas sur six ans
L’activité de construction s’est nettement redressée en juin après être tombée à un plus bas sur six ans en mai. Les mises en chantier ont augmenté de 19 % le mois dernier pour atteindre un taux annuel désaisonnalisé de 1,47 million d’unités, contre 1,20 million d’unités pour le taux annuel révisé de mai, a annoncé vendredi le Département du Commerce. Les données se sont révélées nettement meilleures que prévu, les économistes ayant anticipé un redressement plus modeste à 1,31 million d’unités. Le rapport indique également que les mises en chantier sont en hausse de 3,5 % par rapport à la même période l’an dernier.
Les permis de construire reculent de 3 % malgré le rebond de la construction
Les permis de construire pour les futures constructions de logements ont baissé de 3 % à 1,37 million d’unités le mois dernier, un niveau plus faible que prévu. D’après les estimations du consensus, les économistes avaient tablé sur une relative stabilité de la délivrance des permis. Le nombre de permis de construire délivrés a reculé de 2,4 % par rapport à la même période l’an dernier. Les données sur les permis jouent le rôle d’indicateur avancé, suggérant que la reprise de l’activité de construction pourrait être limitée plus tard dans l’année.
L’or s’échange à 3 966,60 dollars, la demande de valeur refuge restant faible
Le marché de l’or réagit peu aux dernières données économiques, la pression vendeuse se poursuivant après que les prix n’ont pas réussi à se maintenir au-dessus de 4 000 dollars jeudi. L’or au comptant s’est négocié pour la dernière fois à 3 966,60 dollars l’once, en baisse de 0,22 % sur la journée. Les prix de l’or restent bloqués en dessous de 4 000 dollars l’once et n’ont pas réussi à attirer une demande significative de valeur refuge malgré l’incertitude persistante dans le secteur du logement aux États-Unis.
La Réserve fédérale devrait relever ses taux au regard des craintes d’inflation
Le marché américain du logement représente environ 16 % du produit intérieur brut du pays ; toutefois, le secteur peine à décoller en raison de la hausse des prix des logements et de taux hypothécaires élevés. Les économistes s’attendent à ce que le marché du logement reste sous pression, l’inflation persistante ayant conduit la Réserve fédérale à adopter une orientation restrictive et à privilégier la stabilité des prix. Les marchés anticipent que la banque centrale américaine relèvera ses taux au moins une fois avant la fin de l’année. Dans le même temps, l’activité de construction atone limite le stock de logements disponibles à la vente, ce qui aide à maintenir les prix près des niveaux records.
FAQ
Quelles ont été les mises en chantier aux États-Unis en juin ?
Les mises en chantier ont augmenté de 19 % en juin pour atteindre un taux annuel désaisonnalisé de 1,47 million d’unités, contre 1,20 million d’unités pour le taux révisé de mai, selon le Département du Commerce.
Pourquoi l’or s’échange-t-il sous 4 000 dollars l’once ?
Les prix de l’or subissent une pression à 3 966,60 dollars l’once, en baisse de 0,22 %, car le métal précieux n’a pas réussi à se maintenir au-dessus de 4 000 dollars jeudi et n’a pas réussi à attirer une demande de valeur refuge malgré l’incertitude dans le secteur du logement aux États-Unis.
Que devrait faire la Réserve fédérale concernant les taux d’intérêt ?
Les marchés s’attendent à ce que la banque centrale américaine relève ses taux au moins une fois avant la fin de l’année en raison d’une inflation persistante, laquelle a poussé la Réserve fédérale à adopter une orientation restrictive et à privilégier la stabilité des prix.