Le président américain Donald Trump a déclaré que le cessez-le-feu avec l’Iran était terminé le 10 juillet, pourtant les prix internationaux du pétrole ont clôturé en baisse. À la New York Mercantile Exchange, le brut West Texas Intermediate (WTI) pour une livraison en août a reculé de 0,67 $ (0,93 %) à 71,41 $ le baril, tandis que le brut Brent pour une livraison en septembre a chuté de 0,29 $ (0,38 %) à 76,01 $ le baril. Les marchés semblaient privilégier la poursuite des négociations entre les États-Unis et l’Iran plutôt que le risque d’escalade, malgré des tensions accrues autour du détroit d’Hormuz.
WTI et Brent en baisse après le 10 juillet
Le 10 juillet (heure de l’Est aux États-Unis), le brut WTI pour une livraison en août a clôturé à 71,41 $ le baril, en baisse de 0,67 $ (0,93 %) par rapport à la séance précédente. Le brut Brent pour une livraison en septembre a fini à 76,01 $ le baril, en recul de 0,29 $ (0,38 %). Les baisses sont intervenues malgré des développements géopolitiques qui avaient d’abord propulsé les prix à la hausse pendant la séance de cotation.
Trump annonce la fin du cessez-le-feu, les marchés inversent les gains initiaux
Trump a indiqué le 10 juillet sur son compte Truth Social que l’Iran avait demandé de poursuivre les négociations. Il a écrit que les États-Unis avaient accepté, tout en précisant à l’Iran que le cessez-le-feu était terminé. Après la déclaration de Trump, les prix du pétrole ont brièvement bondi jusqu’à 1,50 % par crainte d’un conflit de grande ampleur affectant le détroit d’Hormuz. Toutefois, les prix ont inversé leur trajectoire et sont descendus à mesure que les principaux indices boursiers américains rebondissaient fortement. Les acteurs du marché se sont concentrés sur le fait que les États-Unis et l’Iran ont tous deux accepté de continuer les négociations, ce qui suggère que les deux parties jugent la guerre totale trop lourde.
Les analystes évoquent des perturbations au détroit d’Hormuz comme plancher de prix
Giovanni Staunovo, analyste chez UBS, a déclaré que le fait que les États-Unis ne lancent pas d’attaques supplémentaires contre l’Iran dans la nuit semblait exercer une pression à la baisse sur les prix du pétrole, tout en notant que la baisse des flux à travers le détroit d’Hormuz limitait le potentiel de repli. Vandana Hari, analyste chez Vanda Insights, a déclaré que même si les prix ont reculé par rapport aux plus hauts de la mi-semaine, le trafic dans le détroit d’Hormuz reste quasiment à l’arrêt, sans signal clair sur le moment où les opérations normales reprendront, ce qui indique qu’une prime de risque importante demeure. L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a déclaré que ses prévisions de surabondance significative de l’offre sur le marché pétrolier pourraient être remises en cause en raison du récent conflit militaire entre les États-Unis et l’Iran.
FAQ
Que s’est-il passé pour les prix du pétrole le 10 juillet après la déclaration de Trump sur l’Iran ?
Le brut WTI pour une livraison en août a chuté de 0,67 $ (0,93 %) à 71,41 $ le baril, et le Brent pour une livraison en septembre a reculé de 0,29 $ (0,38 %) à 76,01 $ le baril le 10 juillet, malgré la déclaration de Trump indiquant que le cessez-le-feu avec l’Iran était terminé. Les prix ont d’abord bondi de 1,50 % après la déclaration de Trump, puis se sont retournés à mesure que les marchés se concentraient sur la poursuite des négociations entre les États-Unis et l’Iran.
Pourquoi les prix du pétrole ont-ils baissé malgré une hausse des tensions États-Unis-Iran ?
Les marchés ont privilégié le fait que les États-Unis et l’Iran ont tous deux accepté de poursuivre les négociations, ce qui suggère que les deux parties considèrent un conflit de grande ampleur comme trop lourd. Le rebond des principaux indices boursiers américains a aussi contribué au fait que les prix du pétrole se soient retournés à la baisse après le pic initial suite à l’annonce de la fin du cessez-le-feu par Trump.
Quel impact la situation au détroit d’Hormuz a-t-elle sur les prix du pétrole ?
Les analystes indiquent que le trafic au détroit d’Hormuz reste presque à l’arrêt, sans calendrier clair pour la reprise des opérations normales. L’analyste d’UBS Giovanni Staunovo a déclaré que la réduction des flux à travers le détroit limite la pression baissière sur les prix, tandis que l’analyste de Vanda Insights Vandana Hari a relevé qu’une prime de risque substantielle demeure dans les prix en raison de la perturbation.