Selon les attentes du marché, la Réserve fédérale fait face à une probabilité de 40 % de hausse des taux à mesure que le FOMC se réunit cette semaine, avec 3 à 4 membres du comité susceptibles d’appuyer une augmentation immédiate. Toutefois, le président Kevin Warsh ne manifeste aucune urgence particulière à agir, invoquant des inquiétudes concernant des pressions sur les prix côté offre provenant des investissements dans l’énergie et les infrastructures d’IA, qui ne seront probablement pas résolues par une action sur les taux à elle seule.
Warsh a indiqué trois raisons de maintenir les taux : l’incertitude quant au point de savoir si les ajustements de prix liés à l’énergie et à l’IA constituent une inflation persistante, la volonté de protéger ses initiatives de réforme de politique en cours visant à étudier les moteurs de la croissance économique à long terme, et des considérations politiques, dans un contexte de pression de l’administration sur l’indépendance de la Fed. La réunion permettra de voir comment la Fed fait la distinction entre des chocs d’offre temporaires et des risques d’inflation durables justifiant une action de politique.