Ce soir, Google s’apprête à publier son rapport de résultats financiers.


Tout le monde regarde les profits.
Moi, je ne regarde qu’un seul chiffre : les dépenses d’investissement (capex).
Parce que ce chiffre ne décide pas seulement du sort de Google : il décide de l’argent de toute la chaîne d’approvisionnement de l’IA,
et de savoir si cet argent va continuer à circuler en aval.
Google, c’est le « robinet » de cette rivière d’argent.
Les mastodontes paient → puces → mémoire, électricité.
Il est tout en amont : le capex, c’est l’interrupteur général.
Et ce robinet est en train de tourner à un rythme effrayant :
le capex double pour atteindre 1800-1900 milliards,
une entreprise qui gagne des milliers de milliards par an, et qui en plus émet des actions et émet des obligations pour emprunter et investir dans l’IA —
elle parie l’ensemble de son bilan sur cette mise.
Mais sa trésorerie, elle, est en train de saigner :
le free cash flow a été divisé par deux d’une année sur l’autre.
Les bénéfices qu’elle engrange se transforment en béton armé pour ses centres de données.
Le PDG le dit lui-même : le manque n’est pas une demande, c’est une capacité.
Ce soir, une seule signalisation suffit :
capex en hausse = feu vert ;
baisse de ton en parlant d’« optimisation de l’efficacité » = feu rouge.
Le capital ne disparaît jamais : il se déplace.
Le point de départ, c’est ce robinet, ce soir.
Google sort ses résultats ce soir.
Tu paries vert ou rouge ? 🤔
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