#PredictWorldCup🇧🇷vs🇳🇴


28 ans. 4 matchs. 0 victoires.

Ce n'est pas une statistique que l'on associe au Brésil quintuple champion du monde, la nation la plus décorée de l'histoire du football. Mais face à la Norvège, la Seleção n'a jamais quitté le terrain en vainqueur. Deux défaites. Deux nuls. Zéro victoire. C'est l'une des particularités les plus étranges du football international, et elle va être mise à l'épreuve dans des conditions impitoyables : un match à élimination directe de Coupe du Monde.

Le fantôme de Marseille 1998 plane encore sur cette rencontre. Le Brésil menait grâce à Bebeto, à l'aise, tranquille jusqu'à ce que Tore André Flo égalise à 12 minutes de la fin et que Kjetil Rekdal transforme un penalty à la 88e minute. Le Stade Vélodrome a été témoin de ce qui reste la plus grande heure de la Norvège sur un terrain de football. Le Brésil s'est qualifié de ce groupe, mais la cicatrice ne s'est jamais refermée. Ils n'ont plus jamais battu la Norvège. Un match nul amical 1-1 en 2006 a été la dernière fois que les deux nations se sont rencontrées. Vingt ans de silence.

Maintenant, le silence se brise au MetLife Stadium et le scénario a complètement changé par rapport à 1998. La Norvège n'arrive pas dans ce tournoi en tant qu'outsider vaillante. Ils sont ici avec Erling Haaland, qui à 25 ans réalise la performance en Coupe du Monde que son pays attendait depuis une génération. Cinq buts en trois apparitions. Chacun d'eux est une finition en une touche la marque d'un attaquant qui n'a pas besoin du ballon dans les pieds pour vous tuer. Il est à un but de Messi dans la course au Soulier d'Or, et il s'épanouit sur une scène où il n'avait jamais pu danser auparavant. Soixante buts internationaux en 53 sélections. Un but toutes les 72 minutes. Les chiffres sont absurdes, mais le sourire sur son visage à Dallas après ce but vainqueur tardif contre la Côte d'Ivoire racontait une histoire plus grande cet homme profite de chaque seconde de son tout premier grand tournoi.

Martin Ødegaard tire les ficelles derrière lui, créant des espaces avec cette intelligence tranquille qui donne l'impression que chaque attaque norvégienne a été chorégraphiée à l'avance. Le sélectionneur Ståle Solbakken qui était sur le banc comme remplaçant lors de cette défaite surprise de 1998 a construit une équipe organisée, résiliente et terriblement efficace en contre. La Norvège a encaissé des buts dans chaque match de groupe et a concédé en moyenne 1,75 but par match, mais elle a toujours trouvé un moyen de marquer de l'autre côté. Leur défense peut être poreuse, mais quand Haaland est votre filet de sécurité, vous jouez avec une liberté différente.

Le Brésil, quant à lui, arrive avec son propre drame. Carlo Ancelotti a confirmé que Lucas Paquetá est forfait une blessure aux ischio-jambiers subie contre le Japon, il ne reviendra pas à moins que le Brésil n'atteigne la finale le 19 juillet. C'est un vide important dans le triangle du milieu de terrain avec Casemiro et Bruno Guimarães. Raphinha est disponible mais pas prêt à débuter, limité à un rôle de remplaçant. Ancelotti pourrait se tourner vers Endrick ou le vétéran Fabinho, mais chaque choix modifie le rythme de jeu que le Brésil veut adopter. Le sélectionneur a également précisé qu'il ne prépare pas un "plan anti-Haaland" il fait confiance à la qualité de son équipe plutôt qu'à des tactiques réactives. C'est soit une confiance admirable, soit un pari contre un attaquant qui punit impitoyablement la confiance.

Vinícius Júnior reste l'arme la plus dangereuse du Brésil. Sa franchise, sa vitesse, son refus de jouer dans les limites de ce que les défenseurs attendent c'est l'antidote à la structure norvégienne. Mais le Brésil a été inconstant. Ils ont eu besoin d'un but vainqueur de Martinelli à la 95e minute pour passer le Japon. Le talent est indéniable, l'exécution a été irrégulière.

Voilà le truc avec les malédictions dans le football : ce n'est pas de la magie. Ce sont des schémas. La Norvège a battu le Brésil non pas à cause d'une sorcellerie scandinave, mais parce qu'elle a toujours opposé au rythme brésilien un contre-rythme une forme défensive disciplinée, des transitions verticales, et une volonté d'absorber la pression jusqu'à ce que le moment arrive. C'est exactement comme ça que joue l'équipe de Solbakken maintenant, et Haaland leur donne une arme que l'équipe de 1998 n'aurait pu imaginer.

Le Brésil est favori les modèles lui donnent environ 53-55% de probabilité de victoire, les marchés de paris le placent à -120 sur la ligne des 90 minutes. La plupart des pronostics experts donnent un 2-1 pour le Brésil. Mais les marges sont minces. La Norvège est outsider à +340, ce qui semble injuste pour une équipe qui n'a littéralement jamais perdu contre l'adversaire qu'elle affronte. L'histoire ne garantit rien les joueurs sur le terrain dimanche n'étaient pas nés ou ne jouaient pas lors de la plupart de ces rencontres. Mais cela ajoute du poids. Chaque joueur brésilien qui foulera cette pelouse connaîtra le bilan. Chaque joueur norvégien le portera comme une armure.

Mon pronostic : Norvège 2-1. La malédiction n'est pas encore brisée. Haaland marque encore, Ødegaard crée encore, et le Brésil — privé de Paquetá, encore à la recherche de sa meilleure version dans ce tournoi ne trouve pas la réponse à un problème qu'il n'a jamais résolu. Parfois, l'histoire est juste l'histoire.

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#PredictWorldCupWin40000U 🇧🇷 vs 🇳🇴
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BRA VS NOR
Brazil
1.82x
55%
Draw
3.70x
27%
Norway
5.00x
20%
$6,09M Vol
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