Je viens de remarquer que les contrats à terme sur le sucre atteignent leurs niveaux les plus bas depuis plus de 5 ans. Le contrat de mars sur le NY a chuté de 0,43 % aujourd'hui, tandis que le sucre blanc de l'ICE de Londres a été plus durement touché à -2,12 %. Cette tendance baissière de 5 mois ne semble pas vouloir s'inverser de sitôt, étant donné ce que nous voyons dans les chiffres de l'offre.



Plusieurs analystes chantent à l'unisson que le surplus mondial de sucre se prolonge jusqu'en 2026/27. Selon des rapports récents, on prévoit un excédent de 3,4 millions de tonnes métriques l'année prochaine, après un surplus de 8,3 MMT cette saison. C'est beaucoup de stocks à écouler. Pire encore, certains spécialistes des matières premières prévoient des surplus proches de 4,7 millions de MT pour cette année, selon les chiffres qu'ils suivent.

La véritable histoire ici est la montée en production partout. Le Brésil écrase plus de canne pour le sucre ( atteignant 50,78 % de leur ratio de broyage), l'Inde vient de rapporter une augmentation de 22 % de la production d'une année sur l'autre et ils sont désormais autorisés à exporter davantage pour écouler leur excédent intérieur, et la Thaïlande devrait également augmenter sa production. L'Inde est le deuxième plus grand producteur mondial et si elle inonde le marché d'exportation, cela exerce une pression sur les prix que personne ne souhaite.

Ce qui a attiré mon attention cette semaine, c'est les données de positionnement des fonds. Les positions courtes sur les contrats à terme sur le sucre à NY ont atteint un record de 239 000 contrats nets à découvert. C'est la position la plus extrême depuis 2006. En général, ce genre d'extrême peut déclencher des rebonds de couverture courte, mais avec cette quantité d'offre physique qui arrive, toute hausse pourrait être une occasion de vente.

La dernière prévision de l'USDA indique que la production mondiale augmentera de 4,6 % pour atteindre un record de 189 millions de MT, tandis que la consommation ne croît que de 1,4 %. Ces chiffres ne sont pas compatibles avec une hausse des prix. La seule lueur pourrait être une baisse potentielle de 3,91 % de la production du Brésil pour 2026/27, mais c'est encore dans un an. Pour l'instant, l'actualité du marché du sucre concerne surtout la gestion du surplus.
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