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Les États-Unis pourraient-ils couper le commerce avec l'Espagne ? Voici ce que dit le droit international
(MENAFN- The Conversation) La menace de Donald Trump de « couper tout commerce avec l’Espagne » a suscité des réactions immédiates et fortes de la part des politiciens et des médias. Mais au-delà de faire la une, cette menace soulève une question importante en termes de droit et de commerce international : les États-Unis peuvent-ils réellement suspendre leurs relations commerciales avec un pays comme l’Espagne ?
La réponse : c’est complexe, car l’Espagne ne commerce pas seule.
La première chose à considérer ici est la structure juridique qui sous-tend le commerce international en Europe. Les États-Unis ne commercent pas avec l’Espagne en tant qu’État individuel, mais avec l’UE, une union douanière dotée d’une politique commerciale commune. Depuis la création du Marché unique en 1993, les décisions concernant les tarifs douaniers, les accords commerciaux et les mesures de protection commerciale relèvent de la seule compétence de l’UE.
Cela signifie que les relations commerciales extérieures sont gérées au niveau européen, et non nationale.
En effet, lorsque des États membres de l’UE commercent entre eux, cela n’est même pas légalement appelé « exportation ». Par exemple, si une entreprise espagnole vend des marchandises à la France, il s’agit d’une « livraison intra-communautaire ». Dans les statistiques commerciales, ces opérations sont enregistrées comme des expéditions depuis le pays d’origine et des arrivées dans le pays de destination.
Cela illustre à quel point la politique commerciale de l’Union européenne est profondément intégrée. En ce qui concerne le commerce hors de l’UE, l’UE fonctionne en grande partie comme une seule entité économique et juridique.
Ce n’est pas le cas dans tous les domaines. Par exemple, en matière de défense, les États membres de l’UE agissent dans le cadre de coopérations ou d’alliances internationales telles que l’OTAN. En matière de commerce extérieur, cependant, l’UE est effectivement un seul bloc.
Tout cela signifie qu’en pratique, toute mesure commerciale majeure visant un État membre de l’UE affectera inévitablement l’ensemble du marché européen.
Barrières à l’isolement d’un membre de l’UE
La structure juridique de l’UE est renforcée par une réalité économique : une grande partie de l’économie européenne est en fait un réseau de production intégré. Beaucoup d’exportations européennes incluent des composants fabriqués dans différents pays.
Cela signifie qu’une voiture assemblée en Allemagne peut inclure des pièces produites en Espagne ou en Italie. Un produit agricole espagnol peut être transformé ou distribué dans un autre pays de l’UE avant d’être exporté.
Ce phénomène — connu sous le nom de chaînes de valeur mondiales — définit une grande partie du commerce international moderne. Il est particulièrement évident dans l’économie de l’UE, où le commerce entre États membres constitue une partie essentielle des réseaux de production.
Cette interdépendance entre économies développées et profondément intégrées rendrait extrêmement difficile d’isoler commercialement un État membre du marché intérieur européen et de son réseau économique — bien plus complexe que ce que laissent entendre les discours et les gros titres récents.
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Le commerce international conserve ses règles
Ces dernières années, les systèmes de commerce international ont été soumis à une pression énorme. Guerres commerciales, sanctions économiques et mesures unilatérales ont amené certains experts à remettre en question l’importance des règles multilatérales sur la scène mondiale.
Cependant, le commerce international reste encadré par un ensemble de règles, notamment celles élaborées par l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Ses principes fondamentaux incluent l’interdiction de discrimination entre partenaires commerciaux et l’interdiction d’imposer des restrictions arbitraires au commerce.
La suspension totale des relations commerciales avec un partenaire commercial remettrait en question davantage les règles et lois régissant le commerce international.
La réponse de l’UE sera décisive
Les enjeux ici ne sont pas seulement juridiques et économiques, mais aussi institutionnels et politiques européens.
Même si les États-Unis décidaient d’appliquer une pression commerciale ciblée — tarifs douaniers élevés, restrictions sur certains produits, etc. — la réaction de l’UE resterait le facteur déterminant.
Si Bruxelles décidait que les mesures américaines visant l’Espagne affectent le fonctionnement du marché intérieur, elle pourrait les considérer comme le début d’un conflit commercial entre les États-Unis et l’UE dans son ensemble. Si cela se produisait, le problème cesserait d’être bilatéral et s’élargirait à un différend commercial transatlantique beaucoup plus large.
Mais l’alternative — laisser le différend se régler uniquement entre Washington et Madrid — aurait des conséquences beaucoup plus profondes. Cela reviendrait à traiter un État membre comme s’il n’appartenait pas à l’UE dans un domaine explicitement couvert par les traités européens.
Il n’existe pas de précédents clairs pour une telle situation, et cela affecterait directement l’unité du marché intérieur. C’est pourquoi la Commission européenne a répété que toute mesure commerciale dirigée contre un État membre de l’UE doit être gérée au niveau de l’UE dans son ensemble.
La viabilité de toute mesure américaine dépendra d’un facteur fondamental : la capacité de l’UE à agir comme une unité en matière de politique commerciale.
Au-delà du conflit bilatéral
Pris dans leur ensemble, la menace de Trump de suspendre le commerce avec l’Espagne va bien au-delà d’un simple différend entre deux nations. Une telle mesure affecterait sans aucun doute le Marché unique européen et, par extension, l’UE dans son ensemble ainsi que les systèmes commerciaux du continent.
La vraie question, donc, n’est pas de savoir si les États-Unis pourraient tenter de mettre en place ce genre de mesure, mais si l’UE réagirait en agissant comme un bloc commercial uni, conformément à ses propres traités lorsqu’il s’agit de traiter avec des pays tiers.
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