Sagesse, Courage et Ruse : Dix héroïnes littéraires pour vous inspirer à l'occasion de la Journée internationale des femmes

(MENAFN- The Conversation) Depuis que la plume a été mise sur le papier, les héroïnes littéraires ont sauté hors des pages, souvent en tant que personnages les plus nuancés de la littérature. Qu’elles soient courageuses et confiantes, repoussant les limites de la société, ou de plus en plus autonomes à leur manière silencieuse, il n’est pas surprenant que les femmes fictives révèlent beaucoup sur le monde.

Ainsi, pour célébrer la Journée Internationale de la Femme 2026, nous avons sélectionné dix de nos figures littéraires préférées (sans ordre particulier) pour découvrir ce qu’elles peuvent nous apprendre sur la vie.

** 1. Jane Eyre (1847) de Charlotte Brontë**

« Je ne suis pas un oiseau ; et aucun filet ne m’attrape : je suis un être humain libre avec une volonté indépendante. » Telle est la célèbre phrase de Jane Eyre. Elle surmonte une enfance terrible, des conditions de pauvreté et l’inégalité sociale (ainsi que l’indignité de découvrir que l’homme qu’elle aime est déjà marié) grâce à une forte estime d’elle-même. Décrite tout au long du roman comme petite et simple, Jane montre une endurance innée, une indépendance et une confiance en soi, peu importe ce qu’elle affronte.

** 2. Joyce, La Tueur du Jeudi (2020) de Richard Osman**

Très friande d’une part de gâteau et connue pour sa générosité envers tous, Joyce Meadowcroft est une voix clé dans la série policière populaire d’Osman. Comme Miss Marple avant elle, Joyce a un sens aigu du bien et du mal, ainsi qu’une capacité d’observation acérée. N’ayant pas peur de s’impliquer, cette ancienne infirmière de 77 ans nous rappelle de ne pas sous-estimer les personnes âgées.

** 3. Offred, La Servante Écarlate (1985) de Margaret Atwood**

Les événements sombres de La Servante Écarlate sont racontés du point de vue d’Offred, souvent considérée comme une narratrice résignée et conforme. Les souvenirs de sa vie antérieure avec sa famille, ainsi que la voix narrative forte et souvent sombre tout au long du récit, renforcent que les protestations silencieuses ou simplement surmonter le silence peuvent être un moyen de survie.

** 4. La Femme de Bath, Les Contes de Canterbury (vers 1400) de Geoffrey Chaucer**

Reconnu comme la « première femme ordinaire et réelle de la littérature anglaise » par Marion Turner de l’Université d’Oxford, La Femme de Bath a brisé le moule en 1400 en déclarant que la liberté sexuelle était positive, et que les femmes ne devraient pas être définies ou contraintes par leurs partenaires (dans son cas, cinq maris !). Plaidant pour la liberté d’être (et d’être avec) qui l’on veut, elle laisse un héritage de 600 ans. Beaucoup espéreraient être aussi influents.

** 5. Kahu, La Voix du Baleine (1987) de Witi Ihimaera**

Nommée d’après son ancêtre, un ancien cavalier de baleines, Kahu Paikea Apirana est notre plus jeune protagoniste. En tant que femme, les préjugés de la société – en particulier, et de manière poignante, ceux de son arrière-grand-père influent – font qu’elle n’est pas considérée comme l’héritière légitime du chef de sa communauté maorie. Mais grâce à sa capacité à communiquer avec les baleines, Kahu unit sa famille et la nature. La Voix du Baleine est une histoire profondément émouvante qui nous rappelle que notre lien avec l’environnement doit toujours être harmonieux.

** 6. Orlando (1928) de Virginia Woolf**

Influencé par Comme il vous plaira de Shakespeare, Orlando est peut-être ce que Jeanette Winterson appelle « le premier roman transgenre en anglais ». Initialement noble du XVIe siècle, Orlando se réveille à 30 ans dans l’Angleterre des années 1920, transformé en femme. On pense qu’il est basé sur l’amie et amante de Woolf, Vita Sackville-West. Le personnage d’Orlando nous rappelle que nous devons toujours rester fidèles à qui nous sommes.

** 7. Olivia, La Femme de Couleur : Un Conte (1808), Anonyme**

Protagoniste de ce drame Regency, Olivia est la première héroïne noire dans un roman européen. Face aux préjugés de ses relations anglaises, Olivia modifie fermement les idées préconçues et stéréotypes sur sa couleur de peau, son intelligence et ses origines. Apprenant la faute de son nouveau mari (comme Jane Eyre avec Rochester, il est déjà marié), Olivia dissout le mariage et ramène sa dot à la Jamaïque, où elle souhaite améliorer la vie de ses compatriotes. Publié un an après l’abolition de la traite des esclaves dans l’Empire britannique en 1807, Olivia nous inspire à nous intéresser aux événements mondiaux, à développer de l’empathie et à lutter contre les préjugés.

** 8. Rosalind, Comme il vous plaira (1600) de William Shakespeare**

Peut-être la meilleure création de Shakespeare (dans l’ensemble, pas seulement féminine), Rosalind a le plus grand nombre de répliques parmi ses personnages féminins. Et contrairement à beaucoup d’autres personnages du Barde, Rosalind parle tout au long de la pièce en prose, méprisant la poésie d’amour. Plus étonnant encore, elle a le dernier mot en livrant l’épilogue. La héroïne audacieuse de Shakespeare nous encourage à ne pas avoir peur d’exprimer nos propres opinions.

** 9. Eleanor, Eleanor Oliphant est complètement normale (2017) de Gail Honeyman**

Face à une existence constamment vide, Eleanor est un personnage confronté à une solitude profonde. Ce n’est que lorsque son collègue Raymond devient un ami sincère, et l’accepte telle qu’elle est, qu’Eleanor commence à reconnaître son isolement. La protagoniste de ce roman nous rappelle l’importance du besoin humain de connexion et celle d’avoir des amis compréhensifs.

** 10. Scheherazade, Les Mille et Une Nuits (vers 900), conte populaire**

Complexe et multilayer, la première version du conte de Scheherazade a été un manuscrit trouvé au Caire au IXe siècle. Depuis, ses histoires ont traversé les siècles et les continents. Scheherazade est la nouvelle épouse d’un sultan vindicatif dont la première femme était infidèle. Il jure de se venger des femmes en prenant chaque nuit une nouvelle vierge et en l’exécutant le matin suivant.

Mais l’esprit, l’intelligence et le talent de conteuse de Scheherazade lui permettent de raconter chaque nuit des histoires captivantes et inachevées. Cela lui permet de rester en vie pendant 1 001 nuits, sauvant sa vie et celles des femmes du royaume. Patience, persévérance et altruisme sont autant de principes que cette conteuse originale incarne.

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