Selon les informations de Gate News, le 18 mars, la plateforme de marché prédictif Polymarket a montré que les utilisateurs commencent à former une attente unanime : un tournant dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran pourrait intervenir à la fin du deuxième trimestre 2026, avec juin comme période de mise en jeu la plus concentrée.
D’après la répartition actuelle des données, le marché estime que la probabilité de mettre fin au conflit d’ici mars est faible, mais qu’après la fin avril, cette probabilité commence à augmenter de manière significative, atteignant un sommet entre mai et juin. Cette tendance reflète une confiance croissante des investisseurs dans une détente de la situation à court terme.
Des signes de changement apparaissent également sur le plan politique. Le 17 mars, Joe Kent, responsable de la lutte contre le terrorisme aux États-Unis, a démissionné, selon lui en raison de critiques sur la direction de la guerre. Cet événement est perçu comme un signe d’aggravation des divergences d’opinions au sein du gouvernement. Par ailleurs, selon Axios, des responsables américains et iraniens ont repris un canal de communication direct, bien qu’ils n’aient pas encore entamé de négociations officielles, ce qui indique que les deux parties explorent des voies de désescalade.
Les facteurs économiques exercent également une pression. La tension dans le détroit d’Hormuz a fait grimper le prix du pétrole à plus de 100 dollars le baril, accentuant le risque d’inflation mondiale. Par ailleurs, certains alliés européens et asiatiques n’ont pas soutenu l’expansion des déploiements militaires américains, limitant ainsi l’espace pour une escalade du conflit.
Sur le plan intérieur, à l’approche des élections de mi-mandat, la société américaine voit croître les critiques contre la poursuite des opérations militaires, avec une demande accrue pour une stratégie de retrait claire. La confluence de ces facteurs remet en question la durabilité d’une guerre prolongée.
Les analystes soulignent qu’à la différence du conflit russo-ukrainien, cette confrontation est freinée par des contraintes économiques et géopolitiques combinées, ce qui pourrait limiter sa durée. Le marché anticipe généralement qu’aux alentours du milieu de 2026, les États-Unis annonceront des résultats provisoires et ajusteront leur stratégie militaire, mettant ainsi fin à ce cycle de conflit.